Manifeste
Intérêt général contre intérêts particuliers
Troyes n’a connu que 3 maires depuis 1947 et l’intérêt général n’y a trop souvent été déterminé que par des sommes d’intérêts particuliers, avec des politiques publiques dont les buts principaux doivent permettre aux maires successifs de se maintenir plutôt que de prendre à bras le corps les enjeux qui s’affirment toujours, jour après jour et dont les conséquences concrètes compromettent l’avenir de la ville, des troyennes et des troyens.
Mettre fin aux fractures territoriales
Troyes est une ville fracturée entre un centre-ville et ses abords immédiats globalement favorisés et des périphéries globalement délaissées, une ville inégalitaire, une ville pauvre dont un tiers des quartiers, Jules Guesde et Les Sénardes, sont parmi les vingt les plus pauvres du pays.
Démocratie !
Troyes traverse une crise aiguë de gouvernance. Pour preuve, l’abstention très forte lors des scrutins municipaux. En 2014, François Baroin et son équipe ont été réélus avec une abstention de près de 48% alors que la moyenne nationale n’était que d’un peu plus de 37%. Pourrait-on y voir une tactique : désespérer la partie la plus fragile de l’électorat pour l’amener à se désintéresser des enjeux d’un scrutin ?
Que dire aussi des dispositifs « croupion » de participation citoyenne mis en place, organisés, animés, dirigés, confisqués par l’équipe municipale ? Les réunions publiques organisées par la municipalité ne peuvent plus être de simples mises en scènes des satisfactions de l’équipe en place ! La participation habitante exige de soumettre au débat les décisions municipales et de prendre en considération les aspirations des citoyens à partir de leur expérience de la ville. Un mandat municipal est long et il n’existe pas à Troyes de dispositifs citoyens permettant aux habitants de contrôler et discuter au long cours la politique menée en leur nom.
Désir de changement
Aujourd’hui, un nombre croissant de troyennes et de troyens, prennent la mesure de la situation et souhaitent une réelle transformation de la gouvernance de la ville.
Mais , sortir de la posture de la critique pour « mettre les mains dedans » et essayer de contribuer au changement n’est pas neutre et le pas à franchir n’est pas simple : il faut prendre le temps nécessaire sur sa vie personnelle et professionnelle, se confronter à la difficulté de faire, imaginer devenir un jour chargé de mettre en œuvre le changement souhaité.
Comment faire ? La force du collectif
Nous savons bien qu’il est illusoire de rechercher la femme ou l’homme providentiel, celle ou celui qui a toutes les solutions, notamment du fait d’une réputation nationale comme Robert Galley en 1972 ou François Baroin en 1995. En vain, pour ce qui nous concerne.
Seul un collectif large, en phase avec les aspirations de participation habitante qui nous orientent, est en mesure de se saisir des enjeux de notre ville : école, habitat indigne, démocratie, écologie, économie, lutte contre les inégalités … et construire un projet avec celles et ceux qui dans leur vie quotidienne agissent et identifient les solutions à mettre en œuvre, chacune et chacun dans son domaine, politique ou non.
Ainsi est né le collectif « Une Bonne Ville (UBV) », des troyennes et des troyens qui pensent qu’il est utopique de croire qu’une ville comme Troyes peut se gérer avec des méthodes d’un autre siècle en ségrégant les populations, en privilégiant le développement touristique au détriment de l’intérêt général et de la justice sociale qui permettent à chacune et chacun d’améliorer son quotidien – son pouvoir d’achat et le droit à une vie digne – par l’effort collectif.
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